Salutation à toi qui lis ce texte, si tu es ici j’imagine que c’est pour en apprendre un peu plus sur moi… J’ai bon ?

OK, super alors laisse-moi te raconter cette histoire…

D’une enfance normale…

 

Je suis né il y a 20 ans à Cherbourg-en-Cotentin… Ça ne te dit rien ? C’est normal, c’est une petite ville portuaire du nord de la manche. C’est le genre de ville qui sent le poisson et le vieux port. Ce genre-là qui fait dire aux ados : « Je me casse dès que j’ai 18 ans ! »

De mes 3 ans à mes 10 ans, je rejoignis le rang des très bons élèves de l’école privée de Notre-Dame. J’avais beaucoup de facilité à l’école, je faisais mes exercices et même si je ne prenais pas la peine d’apprendre mes leçons je finissais avec 16 de moyenne durant mes pires trimestres. Cela peut paraître « cool », mais tu verras plus tard pourquoi ça ne l’était vraiment pas.

Durant cette période, je me fis quelques amis, une dizaine tout au plus. C’était peu, mais ça suffisait au petit être timide que j’étais. D’ailleurs, cette timidité avait tendance à inquiéter mes institutrices et ma mère qui m’élevait seule. Il paraîtrait que ma professeure de maternelle n’a jamais entendu le son de ma voix.

 

 

À une adolescence catastrophique.

 

Durant ma onzième année j’ai rejoint le collège Denis-Diderot, AKA l’usine à racaille ou le QG des Colverts (le gang le plus dangereux des 11-16 ans !).

C’est dans ce broyeur de rêve (oui j’en rajoute un peu) que j’ai appris le poids du jugement des autres auxquels moi Elias, 1 mètre 35, 36 kilos, n’étais pas prêt à faire face.

Malgré tout, je me fis un ami que je considère, encore aujourd’hui, comme l’un des meilleurs que j’aurai pu avoir. Grâce à lui, ma sixième se passa relativement bien.

Malheureusement, il déménagea au bout d’un an. Pour mon premier jour de cinquième, je me retrouvais donc seul, au milieu de l’immense cour de récréation du collège, avec la très désagréable impression que tout le monde me jugeait.

Étant trop faible pour faire face à ce sentiment de malaise, je commençais à prétexter de plus en plus la maladie pour ne pas avoir à aller en cours. Petit à petit, je m’enfermais dans World of warcraft, et je séchais de plus en plus de cours. Fatalement, mes notes et ma confiance en moi baissèrent.

Je réussis quand même à me faire 2 amis durant cette année (pour des soucis de clarté et d’anonymat, je les appellerai Jean et Pierre). Le genre d’amis qui aiment se servir de toi comme marchepied et qui à la moindre résistance de ta part, te font culpabiliser en te rappelant que tu n’as personne d’autre à qui te raccrocher.

La suite de mes années collège ce poursuivirent de la même manière. Absence un jour sur deux, et amis toxiques. Ma mère me demanda plusieurs fois si je souhaitais changer de collège, mais je refusais systématiquement, me rattachant à mes chaînes empoisonnées qu’étaient mes amis.

J’obtins tout de même le brevet sans trop d’effort, et avec mention, ce qui n’était pas évident pour un enfant avec une estime de lui même proche de zéro.

 

 

De la reconstruction…

 

Arrivé en seconde, nouveau lycée, nouvelle vie, nouvel Elias… Ou pas…

En arrivant en seconde, j’étais dans la même classe que Pierre , Jean ayant suivi une voie différente. Donc, durant ma seconde, je ne faisais que suivre partout tel un bon toutou, le maître indigne qu’il était.

Il ne se passa pas grand-chose durant cette année de seconde. C’est en première que les changements arrivèrent petit à petit.

En arrivant dans ma classe de première ES, Jean étant parti en S, je me sentais perdu n’ayant pas conscience de la toxicité de notre relation et n’ayant pas l’habitude de faire mes choix seuls.

Finalement, grâce aux TPE que nous devions effectuer en groupe de deux, je réussis à me faire un nouvel ami, Christophe.

Après quelques mois, je partis en voyage scolaire de sept jours en Macédoine. Pour moi c’était la CATASTROPHE, mon ami n’étant pas venu, je me retrouvais dans un pays que je ne connaissais pas, incapable de sociabiliser avec mes camarades de voyage. C’est en m’entendant pleurer au téléphone avec ma mère que certains d’entre eux m’ont intégré dans leurs groupes. Je les remercie encore aujourd’hui pour ça, car grâce à eux j’ai appris que je pouvais me voir autrement que « le pote gênant » de tel ou tel personne. Accessoirement, j’ai aussi appris ce qu’était une “cuite”…

Dans le bus, sur le chemin du retour, je reçus un SMS de Christophe assez désagréable…

SMS :

« Salut mec, j’espère que tu vas bien. Écoute, j’ai bien réfléchi et j’ai décidé de ne plus traîner avec toi. Je vais désormais traîner avec le groupe de William, parce que je m’amuse plus avec eux… Je leur ai demandé de t’intégrer au groupe, mais ils ne veulent pas. Donc, voilà… Rentre bien. »

Autant te dire que mon statut de « pote gênant » est revenu à la charge, accompagné d’un certain malaise et d’une tristesse assez violente.

Au bout de quelques mois passés seuls, mon ami Christophe revint me voir pour me dire que le groupe de William était prêt à me laisser une chance.

Mon voyage en Macédoine m’ayant quelque peu désinhibé, je réussis à m’intégrer petit à petit dans ce groupe.

En arrivant en Terminale, je faisais enfin partie du groupe à 100 %, je n’étais plus l’outsider. Le fait d’être dans un groupe assez populaire me déstabilisa un peu, car, je ne connaissais pas les « codes ».

Malgré tout, je me fis de vrais amis et je commençai à participer à de vraies soirées. Je n’étais plus « le pote gênant » de un tel, mais le petit gars sympa, aux blagues un peu trash qui répondais au surnom de « Tata».

C’est aussi à ce moment-là que je me mis à la musculation, pour une raison purement superficielle (les filles). Je commençais à ressentir le besoin de changer, de devenir meilleur… Pas meilleur que les autres, mais meilleur que mon ancien moi.

 

 

À la réussite personnelle.

 

Après avoir obtenu le Bac avec la note honorable de 10,5/20, je décidai de me diriger vers des études de Game Design dans une école privée sur Paris. Je devais donc habiter chez mon père dans la banlieue, ce qui me faisait partir de chez moi vers 5 heures 30 et rentrer vers 21 heures. Autant te dire que ma progression en musculation était compromise.

Au bout de six mois, je décidais que les études en Game Design ne me convenaient pas, je n’avais aucune envie d’être salarié dans ce domaine (ni dans aucun autre d’ailleurs).

Grâce à cette pause dans mes études, j’ai pu me lancer dans une longue introspection, à base questions telles que ” qui suis-je réellement ?”, quelles-sont mes passions ?”, et encore bien d’autre.

C’est durant cette période que je me rendis compte que je ne me suis toujours défini que par rapport aux autres ou à mes résultats. À partir de ce constat, je me mis en quête de confiance en moi à base de livre de développement personnel.

Grâce à eux, je me suis intéressé à l’entrepreneuriat, plus particulièrement sur internet, ainsi qu’à l’autodidaxie.

Je me mis donc en quête de contenu pour en apprendre un peu plus sur ces sujets. Ma source d’informations principales de l’époque étant YouTube.

Je tombai sur les fameux « vendeurs de rêve » avec un discours à base de : « Grâce à mon blog je gagne trois millions d’euros par jours, et tout ça en restant chez moi sans travailler ! » (J’exagère à peine).

Malheureusement, j’y crus. Ce qui me fit perdre deux précieuses années durant lesquelles je ne travaillais qu’une heure par jour en répétant cinq fois, « je vais réussir » dans le miroir.

Je n’en veux pas au développement personnel. Je le pratique encore et je trouve ça très enrichissant. Par contre, j’en veux aux vendeurs de rêves.

 

Malgré tout, grâce à l’histoire que tu connais. Je finis par créer le système P et à m’en sortir.

 

 

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