Comment mémoriser plus vite: mes 5 méthodes mnémotechniques.

Beaucoup de personnes ne se lancent pas dans l’auto-apprentissage. Peut-être est-ce ton cas ?

J’ai donc décidé de te donner mes meilleurs conseils pour mémoriser facilement. Surtout mémoriser rapidement et efficacement. Ici je te donnerai de vraies méthodes de mémorisation, pas de trucs et astuces trouvables n’importe où ailleurs.

Si tu appliques les méthodes mnémotechniques que je vais t’enseigner ici, tu seras capable de mémoriser du vocabulaire, des nombres, des formules mathématiques, des définitions, etc. Avec une grande facilité et rapidement.

Tu n’auras plus d’excuses pour ne pas te lancer dans l’autodidaxie !

 

 

Méthode mnémotechnique 1 : la méthode des loci, le meilleur moyen de ne rien oublier

palais mental

J’ai découvert cette méthode grâce au livre de Jean-Yves Ponce : «Boostez votre mémoire »

Il s’agit de la méthode de mémorisation par association la plus puissante.

C’est la seconde fois que je parle de cette méthode. Je t’explique en détail comment l’utiliser dans l’article « Comment apprendre à apprendre : les 5 compétences indispensables ». Je te conseille d’y faire un tour.

Cette technique à de nombreux noms, on l’appelle :

  • la méthode des loci
  • le palais de mémoire
  • ou encore le palais mental

Il se peut que j’utilise chacun de ces termes dans cet article. Je parlerai toujours de la même méthode.

Tu connais peut-être déjà cette méthode de mémorisation si tu t’intéresses de près ou de loin à la mnémotechnie. Peut-être, comme moi, ne l’utilises-tu que très rarement. Peut-être, car tu n’en as pas l’utilité, ce qui est aussi mon cas, ou bien parce que tu n’y as jamais réellement songé.

Si tu es dans ce deuxième cas et que tu es étudiant ou que tu es autodidacte, je te conseille de préparer ton palais de mémoire. C’est-à-dire de penser à un lieu ou un trajet que tu connais par cœur.

Ensuite de réfléchir à 5 ou 10 points clés dans ce trajet. Par exemple un panneau, un passage piéton, un meuble… Peu importe !

Le nombre de points clés définira la capacité de mémorisation que cette méthode mnémotechnique t’apportera. Mais ne t’en fais pas, elle s’agrandira au fur et à mesure que tu utiliseras ton palais de mémoire.

Une fois ton palais mental prêt, je te conseille d’aller faire un tour dans mon article : « Comment apprendre à apprendre : les 5 compétences indispensables », où j’explique en détail comment l’utiliser.

La méthode des loci, bien que très puissante, possède deux défauts majeurs. Le premier est qu’elle ne permet pas de retenir des informations complexes telles qu’une définition ou un numéro de téléphone. Pour ce second cas, la technique de la table de rappel permettra de pallier ce problème.

De plus, le fait qu’elle nous permet de si bien retenir est à double tranchant. C’est-à-dire qu’avant de réutiliser son palais de mémoire, il faut apprendre à le « décharger ». Ma méthode pour ce faire et de repasser mentalement dans mon palais mental dans son état d’origine, plusieurs fois.

 

Méthode mnémotechnique 2 : tout retenir avec les flashcards et la répétition espacée

 

 

Plus qu’une simple méthode mnémotechnique, la répétition espacée et par extension, les flashscards, est une méthode d’apprentissage à part entière.

La technique des flashcards a même fait le succès de la désormais célèbre application : Mosalingua, qui permet de mémoriser du vocabulaire dans la langue que l’on apprend, de manière incroyablement efficace.

La répétition espacée se base sur la théorie de la courbe de l’oubli. Cette théorie explique le fait que nous oublions environ 80 % de ce que nous apprenons en 1 mois si nous ne révisons pas ou que nous n’utilisons pas l’information.

 

Quel est le théorème de Thalès ?

Qu’est-ce qu’une synecdoque ?

Quel évènement marque la fin du Moyen Âge ?

 

Tu viens d’expérimenter la courbe de l’oubli, félicitations !

Donc, il suffit, techniquement de « réactiver » la mémoire de cette information une fois par mois, par une révision.

En théorie oui, mais dans les faits, la répétition espacée s’effectue plutôt comme ça :

 

Schéma Courbe de l'oubli

C’est-à-dire qu’au lieu de réviser une information tous les mois, nous allons la réviser le lendemain, puis une semaine après, un mois plus tard, 6 mois plus tard et ensuite une fois par an.

Les flashcards fonctionnent ainsi. Chaque carte à deux cotés. Sur le premier côté, en supposant que tu apprends du vocabulaire étranger, tu auras le mot dans sa langue d’origine. Sur le second, tu auras sa traduction en français.

Lorsque tu tireras une carte, tu devras donc traduire le mot qui est écrit dessus et en fonction de la qualité de ta réponse, tu la rangeras dans tel ou tel compartiment.

Ils sont classés de cette manière :

  • très bien,
  • bien,
  • moyen,
  • à revoir.

Les cartes rangées dans le compartiment “très bien” seront à réviser dans 1 mois ou plus. Dans le compartiment “bien”, dans deux semaines. Dans le “moyen”, 3 jours et dans le “à revoir”, le lendemain.

C’est aussi simple que ça.

 

 

Méthode mnémotechnique 3 : Mémoriser les nombres avec la table de rappel

Table de rappel

Encore une fois tirée du livre :«Boostez votre mémoire » de Jean-Yves Ponce, la table de rappel est la méthode la plus puissante que je connaisse pour mémoriser des chiffres et des nombres.

Elle demande un peu de travail, mais une fois maîtrisée, et combinée à la méthode des loci, tu pourras aisément mémoriser une longue suite de chiffre. Que ça soit un numéro de carte bleu (le tien de préférence), ton numéro de sécurité sociale ou encore n’importe quel numéro de téléphone.

Pour se créer une table de rappel, c’est assez simple, il faut que tu associes chaque nombre de 0 à 100 à un objet ou une personne. Ainsi, tu pourras plus aisément te les représenter mentalement.

Chaque table de rappel est unique et dépend du vécu de chacun, il faut que les images soient assez évocatrices.

Par exemple le 0 pour moi est représenté par une feuille de dictée (je te laisse deviner pourquoi). Le 1 est un lampadaire, car le 1 m’évoque la forme du lampadaire, le 2 est un serpent et ainsi de suite.

Je me base beaucoup sur la forme, mais tu peux aussi te baser sur les sonorités, par exemple le 3 est une croix, le 4 est un gladiateur (pour combattre), etc. De plus, tu peux associer chaque dizaine avec une lettre spécifique.

Imaginons que tu associes les dizaines avec la lettre « L ».

  • 11 serait une bobine de lin (« L » pour 10 et « in » pour 1),
  • 12 serait un mouton laineux
  • et 13 serait l’église du Père-Lachaise…

Pour les vingtaines, prends la lettre « B » par exemple et ainsi de suite.

Tout est possible avec un peu d’imagination. Une fois que tu auras fait ça pour chaque nombre jusqu’à 100, tu pourras associer tes images avec ton palais de mémoire pur retenir n’importe quelle suite de chiffres.

Pour retenir ta table de rappel, n’hésite pas à utiliser la répétition espacée.

 

 

Méthode mnémotechnique 4 : Créer sa propre méthode mnémotechnique

mnémotechnique

 

Dans cette section, j’aimerais t’aider à trouver ta propre phrase mnémotechnique, à la manière d’un « Mais où est donc Ornicar ». Cette méthode est très puissante, car elle réduit considérablement la charge de travail de ton cerveau dans le processus de mémorisation. De plus, elle crée un chemin d’accès facile aux informations que tu recherches.

 

Tu le sais sans doute, mais le principal problème dans la mémorisation d’une information n’est pas de la retenir, mais de la retrouver lorsqu’on en a besoin.

C’est particulièrement frappant dans l’apprentissage d’une langue. Nous sommes, en général, bien plus doués pour nous rappeler ce que veut dire un mot en français, par exemple « arigato ». Que de nous rappeler comment dire « merci » en japonais.

C’est encore plus flagrant en anglais, car nous avons l’habitude de traduire dans un sens (de l’anglais au français) mais rarement dans l’autre.

 

Bref, trouver une phrase spécifique pour retenir un ensemble d’information va te faciliter grandement la tâche.

Prenons un exemple, les 8 types d’intelligence. Tu te souviens d’eux ? Moi non plus. Donc nous allons trouver une phrase pour les retenir tous.

Donc nous avons :

  • L’intelligence verbale/linguistique
  • logique/mathématique,
  • visuelle/spatiale,
  • musicale/rythmique,
  • corporelle/kinesthésique,
  • interpersonnelle,
  • intrapersonnelle,
  • et l’intelligence naturaliste.

Voici comment je procède : prenons la première lettre de chaque intelligence.

V-L-V-M-C-I-I-N. Bon pour le moment, rien de très parlant. Maintenant si nous créons une phrase avec chaque mot commençant par la même lettre. Essayons.

« Vive la langoureuse volupté magique, caressant intimement et inimitablement mes narines. »

Bien sûr, on peut en trouver d’autres, et le sens n’est pas réellement important. Le fait est que retenir cette phrase nous demandera peut-être vingt secondes de travail et beaucoup moins de révisions que tous les types d’intelligence ensemble.

Je t’invite à faire ça pour chaque liste de mot que tu dois retenir dans une discipline particulière et dont tu dois souvent te servir.

Si la liste est plus courte, tu peux aussi former juste un mot ou une anagramme, l’idée est juste de réduire au maximum la charge de travail de ton cerveau et de créer un chemin facile à suivre pour retrouver l’accès à l’information.

 

 

Méthode mnémotechnique 5 : Mieux comprendre avec la carte mentale (ou mindmap)

Illustration carte mentale

 

J’en parle souvent dans ce blog, mais ce n’est jamais assez. Les cartes mentales sont le meilleur moyen de comprendre des notions complexes, et par extension de mieux s’en souvenir.

Pour créer une carte mentale, c’est très simple. Comme dans l’exemple ci-dessus cela consiste à créer, autour d’un principe clé, des ramifications vers les notions secondaires, tertiaires, etc. Cela va te permettre d’avoir une vision claire et globale de ce que tu apprends.

Il est important, d’illustrer chaque terme, notion, principe ou idée avec un dessin, de manière à mieux stimuler ton cerveau. De plus utiliser différentes couleurs peut-être très bénéfiques aussi pour la mémorisation de ta carte mentale.

Ensuite, pour réussir à mémoriser ta mindmap, je te conseille d’utiliser la répétition espacée qu’on a vue plus haut.

En plus de pouvoir mieux comprendre les concepts clés de ton apprentissage, faire des cartes mentales permet de stimuler et d’améliorer sa créativité.

C’est sans doute l’un des meilleurs outils qui existe pour les autodidactes, alors pourquoi s’en priver ?

 

Les méthodes mnémotechniques : conclusion

 

Maintenant que tu connais toutes ces méthodes mnémotechniques, tu devrais être capable, avec un peu de travail, de retenir tout ce qui en vaut la peine. Je te recommande d’appliquer ces conseils dans tes stratégies d’apprentissage.

Les connaître te permettra de mémoriser facilement et efficacement. En résumé, d’augmenter ta vitesse d’apprentissage et de te faciliter la tâche. N’oublie pas que la mémoire est l’un des axes principaux de l’apprentissage. Que tu sois étudiant ou autodidacte, mettre en pratique les conseils de cet article te sera très bénéfique.

Je sais que la table de rappel n’est pas du goût de tout le monde, car elle est longue à maîtriser, mais je t’assure que combinée à la méthode des Loci elle est d’une puissance redoutable.

 

 

infographie méthodes mnémotechniques

 

 

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